Une vue d’ensemble nationale du secteur du travail des métaux en feuilles minces
La filière compte près de 1 000 entreprises et 51 000 salariés, principalement situés en Île-de-France, dans les Pays de la Loire, en Franche-Comté, en Auvergne-Rhône-Alpes et dans les Hauts-de-France. En 2023, son chiffre d’affaires s’élevait à 12,4 milliards d’euros.
Cette étude poursuit plusieurs objectifs :
- identifier les chiffres clés du secteur,
- recenser les différents métiers,
- caractériser les tendances d’évolution,
- évaluer les besoins de recrutement,
- réaliser une cartographie nationale macroscopique des principales formations industrielles.
Elle estime notamment les besoins annuels en recrutement d’ici à 2030 : 6 000 à 6 500 salariés supplémentaires, dont 60 % dans les métiers de production. Elle dresse également deux scénarios d’évolution et émet des recommandations autour de quatre enjeux : renouvellement et fidélisation des salariés, transition numérique et évolution technologique, transition écologique, développement du jeu collectif. Ces éléments permettent d’anticiper les transformations du secteur et d’adapter les stratégies de formation.
Un consortium d’acteurs pour appréhender les enjeux des métiers
L’Observatoire Compétences Industries s’est associé à la Fédération des industries mécaniques – Métaux en feuilles pour mener une étude complète portant sur les métiers de la découpe, de l’emboutissage, de l’outillage de presse, de la tôlerie fine et du repoussage. De nombreux contributeurs ont participé à ce travail collectif : partenaires sociaux, membres du réseau UIMM, entreprises... Cette mobilisation plurielle garantit une analyse représentative des réalités professionnelles.
Les points forts et les axes d’amélioration du secteur
Face aux évolutions sociétales et environnementales (transition écologique, évolutions numériques et technologiques, notamment), le monde professionnel doit s’adapter. C’est le cas pour tous les métiers, y compris ceux du secteur du travail des métaux en feuilles minces. Pour répondre aux besoins des professionnels, il convient de disposer d’un état des lieux précis. Grâce à ce travail, le rapport détaille cinq actions prioritaires à conduire à court et à moyen terme. Ces priorités constituent une base pour accompagner l’évolution des compétences et renforcer l’attractivité du secteur.