Apaiser la ville
Le plan de circulation : vitesse et flux
Le plan de circulation définit l'organisation de l'ensemble des déplacements sur un secteur donné. Pour apaiser un quartier, il agit sur deux leviers complémentaires :
- la vitesse des véhicules motorisés,
- le flux de ces mêmes véhicules, car une rue à faible vitesse mais très fréquentée reste désagréable.
Jouer sur l'un sans l'autre ne suffit pas, car les 2 dimensions conditionnent le confort des usagers.
2 étapes à suivre
La démarche se construit en deux étapes :
- D'abord, identifier les axes structurants, capables de porter une circulation plus importante, sur lesquels piétons et vélos disposent d'aménagements séparés.
- Ensuite, identifier les zones apaisées où l'on souhaite redonner la place à la vie du quartier, à la déambulation et au lien social. Dans ces zones, l'enjeu est de supprimer le trafic de transit.
L'outil phare présenté dans la vidéo est la mise en place de boucles à sens unique : les voitures sont obligées de repasser par les axes structurants, tandis que piétons et cyclistes gardent la possibilité de traverser par le chemin le plus direct, ce qui améliore la lisibilité des parcours.
Quand la circulation diminue, la ville se transforme
Résultat, plus une ville offre de bonnes conditions à la marche et au vélo, plus les habitants les adoptent. Cela libère de la place pour celles et ceux qui dépendent réellement de la voiture, du fait de leur âge, d'un handicap ou d'une distance à parcourir. Les espaces se transforment en squares, jeux d'enfants et lieux de détente, avec des usages plus variés et un cadre de vie apaisé.
Une vidéo pour comprendre en 2 minutes
En 2 minutes et avec des schémas explicites, la vidéo « Le plan de circulation au service des mobilités actives » montre comment des choix d'organisation du trafic suffisent à changer le visage d'un quartier. Elle rend accessible à tous un sujet d'aménagement urbain souvent jugé trop technique, en illustrant les principes de manière simple et visuelle.