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Conjuguer développement des EnR et usages durables des sols par la planification

Comment développer les énergies renouvelables sans accentuer la pression sur les sols ? Le numéro 7 du Club STEP (Synergies pour la Transition Énergétique par la Planification) « Conjuguer développement des EnR et usages durables des sols par la planification », apporte des repères aux collectivités pour concilier transition énergétique, sobriété foncière, protection des espaces naturels et agricoles et maintien des usages, en s’appuyant sur des retours d’expérience et outils de planification.

Les essentiels
Électricité renouvelable enjeux sociaux et biodiversité

Guide

  • Collectivité, Association, Entreprise

16 page(s)

Mis à jour le : 17/07/2024

Source : Club STEP

Comprendre les enjeux pour concilier énergies renouvelables et usages des sols

Des exigences multiples à articuler à l’échelle des territoires

Comment accélérer le développement des énergies renouvelables sans fragiliser les sols et les équilibres locaux ? Le numéro 7 du Club STEP, publié en mai 2024 et conçu par l’ADEME et AMORCE, met en lumière la complexité de cet enjeu pour les collectivités, confrontées à des objectifs parfois difficiles à concilier.

Elles doivent à la fois contribuer à la transition énergétique, identifier des zones prioritaires et générer des retombées économiques locales, tout en préservant la qualité des sols, les espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF), la biodiversité et en respectant l’objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN). À cela s’ajoutent des attentes fortes en matière de qualité de vie et d’attractivité des territoires.

Des ordres de grandeur pour éclairer les choix

Pour dépasser les idées reçues, la ressource propose des ordres de grandeur clés sur les besoins fonciers des énergies renouvelables. Elle montre que leur emprise, bien que réelle, reste limitée à l’échelle nationale.

À horizon 2050, les infrastructures d’EnR représenteraient 1,5 à 1,7 % du territoire métropolitain, tandis que les surfaces nouvellement artificialisées resteraient comprises entre 0,055 et 0,13 %. À titre de comparaison, le cadre du ZAN prévoit jusqu’à 0,39 % du territoire artificialisable, soit un niveau nettement supérieur.

Le guide distingue également plusieurs types d’emprise au sol et souligne que les impacts varient fortement selon les technologies. Dans le cas de l’éolien terrestre, la quasi-totalité des surfaces mobilisées reste compatible avec d’autres usages, notamment agricoles, ce qui illustre l’intérêt des approches de co-usage des sols.

Des leviers pour limiter les pressions sur le foncier

Pour concilier ces enjeux, la ressource met en avant plusieurs leviers concrets permettant de réduire les conflits d’usage :

Ces orientations permettent d’inscrire le développement des EnR dans une logique de sobriété foncière, en limitant l’impact sur les sols naturels et agricoles.

Une planification territoriale pour concilier les objectifs

Le guide « Conjuguer développement des EnR et usages durables des sols par la planification » insiste enfin sur le rôle central de la planification pour articuler l’ensemble de ces enjeux. Il invite les collectivités à adopter une approche structurée, fondée sur une bonne connaissance du territoire et de ses ressources.

Cela passe notamment par la réalisation d’un diagnostic des besoins énergétiques et des ressources du territoire, la priorisation des usages des sols et leur traduction dans les documents de planification. Cette approche permet d’identifier des solutions cohérentes et adaptées aux spécificités locales, en conciliant production d’énergie renouvelable, préservation des sols et développement territorial.