Le captage de CO₂, un levier pour la décarbonation
Le principe du captage, de la valorisation et du stockage du CO2
Le CVSC, pour captage, valorisation et stockage du CO2 (ou CCUS en anglais), fait partie des leviers pour atteindre l’objectif de neutralité carbone que s’est fixé la France à l’horizon 2050. Il s’agit d’un ensemble de technologies visant à capter les émissions de CO2 directement en sortie de site industriel. Ces technologies sont principalement destinées aux secteurs dont les émissions de CO2 sont difficiles à éviter par d'autres moyens.
Ces émissions sont d’abord captées, puis concentrées, avant d’être acheminées vers des lieux de stockage ou de valorisation. Le CO2 peut ensuite être stocké dans des formations géologiques adaptées (anciens réservoirs d’hydrocarbures, par exemple) ou valorisé : production de carburants alternatifs ou de plastiques, incorporation dans des matériaux de construction... L'objectif est d'éviter que ce CO2 ne soit rejeté dans l'atmosphère et contribue au changement climatique.
Ces technologies innovantes permettent ainsi de réduire les émissions du secteur de l’industrie et des transports aériens et maritimes. Elles contribuent en parallèle à la compensation des émissions résiduelles de tous les secteurs confondus, en particulier dans les activités pour lesquelles les solutions de décarbonation sont encore limitées.
Quel potentiel pour le CCUS ?
Ces dernières années, une nouvelle dynamique s’est formée en France et en Europe autour du captage du CO2 pour son stockage (CCS) ou sa valorisation (CCU). Pour autant, des questions restent en suspens concernant la pertinence, l’efficacité ou encore la faisabilité des projets. Coûts, besoins énergétiques, capacités de stockage disponibles, acceptabilité locale ou encore maturité des technologies : plusieurs défis restent à relever. Quelle place faut-il accorder à ces technologies dans la stratégie nationale de décarbonation ?
L’ADEME apporte un éclairage sur le sujet dans son avis d’expert « Captage, stockage géologique ou Valorisation de CO2 (CCUS) en France », qui revient sur :
- le contexte et les évolutions récentes du positionnement du CCUS,
- les chaînes de valeurs du captage de CO2 et de son transport, en vue de son stockage géologique ou de son utilisation,
- les estimations du potentiel du CCS et CCU,
- les conditions nécessaires à leur déploiement à grande échelle,
- les secteurs industriels pour lesquels ces technologies pourraient présenter le plus d'intérêt.
Une note d’expertise vient compléter ce rapport. Elle détaille les méthodes utilisées et les hypothèses retenues pour analyser le potentiel de réductions des émissions industrielles de CO2 grâce à ces technologies.