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Guide des bonnes pratiques agricoles pour l'amélioration de la qualité de l'air

L'agriculture et la qualité de l'air sont étroitement liées. En effet, l'agriculture est impactée par la pollution atmosphérique. Les cultures les plus sensibles voient leurs rendements diminuer par exemple sous l'effet de l'ozone. Mais l'agriculture émet aussi divers polluants dans l'air, notamment l’ammoniac. Ce « Guide des bonnes pratiques agricoles pour l’amélioration de la qualité de l’air », publié par l’ADEME et mis à jour en 2025, vise à accompagner les filières animales et végétales pour réduire les émissions d’ammoniac et de particules et les guider vers des solutions concrètes.

Agriculture : impacts et durabilité

Document d'expertise

  • Entreprise, Association

84 page(s)

Mis à jour le : 11/12/2025

Source : ADEME

Les leviers agricoles pour améliorer la qualité de l’air

Un guide structuré en fiches pour agir sur le terrain

Ce guide rassemble, sous forme de fiches synthétiques, les pratiques agricoles les plus efficaces pour limiter les émissions d’ammoniac et de particules dans l’air. Conçu pour les organismes de conseil agricole et les agriculteurs, ces 17 fiches offrent un panorama complet des pratiques à mettre en œuvre sur l’ensemble des postes d’une exploitation agricole, comme l’alimentation, le bâtiment, le stockage des effluents, la fertilisation des cultures ou la gestion des résidus agricoles. Elles présentent également et des repères concrets pour agir sur les émissions de polluants tout en améliorant le fonctionnement global de l’exploitation.

Les enjeux sont majeurs : en 2023 en France, le secteur agricole était à l’origine de 96 % des émissions nationales d’ammoniac, principal polluant atmosphérique du secteur. Elle contribuait également à 19 % des émissions de particules fines, ainsi qu’à 6 % des émissions de carbone suie à l’échelle métropolitaine.

Chaque fiche va à l’essentiel : contexte, intérêt de la pratique, conditions d’application et précautions à prendre.

Des thématiques qui couvrent l’ensemble des systèmes agricoles

Les fiches dédiées à l’alimentation montrent comment ajuster les rations des bovins, porcins ou volailles pour limiter les pertes d’azote et réduire les émissions à la source. Cet enjeu est central : à lui seul, l’élevage bovin représente environ 21 % des émissions agricoles d’ammoniac en 2023 et en métropole.

Les fiches consacrées aux bâtiments décrivent les leviers disponibles en élevage : gestion des fumiers et lisiers, adaptation des installations ou régulation de l’ambiance. Les fiches stockage et pâturage détaillent quant à elles les pratiques permettant de limiter les pertes d’azote dans l’air ou d’augmenter le temps passé au pâturage, avec des bénéfices directs sur les émissions d’ammoniac.

En productions végétales, plusieurs fiches abordent la fertilisation azotée, un poste majeur d’émissions. En 2023, la fertilisation minérale représentait 33 % des émissions agricoles d’ammoniac, le stockage des fumiers et lisiers 20 %, et l’épandage 14 %. À eux seuls, ces trois postes concentraient donc 67 % des émissions agricoles d’ammoniac, ce qui en fait des leviers prioritaires d’action. Deux fiches spécifiques présentent les meilleures techniques d’apport pour les fertilisants organiques et minéraux, ciblant directement ces sources majeures.