Le BTP, un contributeur majeur à la pollution atmosphérique
Selon les inventaires d'émissions du Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (CITEPA), les activités du BTP contribuent en France de manière significative aux émissions nationales de polluants :
- 13 % des poussières totales,
- 9 % des particules fines,
- 4,8 % des particules ultrafines,
- 10 % des composés organiques volatils non méthaniques (COVNM).
Ces chiffres placent le secteur parmi les contributeurs importants à la pollution atmosphérique, aux côtés des transports et du chauffage résidentiel.
Des émissions qui varient en fonction du type de chantier
Les émissions varient fortement selon les types de chantiers. Les chantiers de démolition de grande ampleur sont les plus émissifs : ils génèrent, sur des durées courtes, des quantités importantes de poussières et de particules fines et ultrafines.
Les chantiers de construction et de réhabilitation produisent principalement des poussières par mise en suspension des sols et des émissions de particules issues des moteurs diesel des engins. Les émissions de COVNM sont quant à elles liées à la pose d'enrobés et à l'utilisation de peintures et produits à base de solvants.
Les travaux publics (terrassement, construction d'infrastructures, démolition) constituent une source spécifique d'émissions, particulièrement lors des phases de terrassement où les engins diesel et la mise en suspension des terres sont les principaux facteurs.
La gestion des déchets du BTP, incluant leur traitement et leur valorisation, génère également des émissions atmosphériques propres à chaque filière de matériaux.
Quelles mesures pour réduire ces émissions ?
Des mesures concrètes existent pour chaque source d’émissions :
- pour les chantiers de démolition : jets d'eau et barrières physiques limitent la dispersion des poussières,
- pour les chantiers de construction : aspersion, bâchage et optimisation de la logistique constituent des leviers efficaces,
- pour les peintures : la réglementation sur les teneurs limites en COVNM par litre de produit encadre les émissions,
- pour les enrobés : le recours aux enrobés tièdes, une technique en développement, ouvre des perspectives de réduction notables.
En s'appuyant sur un large corpus d'études de cas françaises et internationales, le rapport « Qualité de l'air et émissions polluantes des chantiers du BTP » permet d'identifier les activités prioritaires sur un chantier donné et de choisir les mesures d'atténuation les mieux adaptées à chaque situation. Il couvre l'ensemble des types de chantiers, des sources d'émission et du cadre réglementaire applicable. Il offre ainsi un périmètre complet pour les entreprises souhaitant mieux maîtriser leur impact sur la qualité de l'air.