Un nouveau cadre pour surveiller et améliorer l’air intérieur
Une logique de démarche continue
Animé par des intervenants du CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement), ce webinaire revient sur l’évolution annoncée dans le Plan national santé environnement, publié en mai 2021, qui a introduit un renforcement du dispositif de surveillance de la qualité de l’air intérieur.
L’objectif : passer d’une logique de contrôle ponctuel à une démarche continue, articulée autour de trois volets complémentaires :
- une évaluation annuelle des moyens d’aération et de ventilation, incluant une mesure directe du dioxyde de carbone (CO₂) — un indicateur du renouvellement de l’air ;
- un autodiagnostic à actualiser tous les 4 ans ;
- des campagnes de mesures déclenchées lors d’étapes clés de la vie du bâtiment (construction, rénovation, modification du système de ventilation, changement d’usage...).
Pour les collectivités territoriales, cela signifie intégrer la qualité de l’air intérieur dès qu’un bâtiment évolue, et non plus uniquement à échéance fixe.
Des seuils clarifiés pour guider l’action
Le webinaire détaille les polluants réglementaires surveillés :
- le formaldéhyde, émis notamment par certains matériaux et produits ;
- le benzène, indicateur de pollution extérieure (trafic, combustion) ;
- le CO₂ (dioxyde de carbone), qui permet d’évaluer si le renouvellement d’air est suffisant par rapport à l’occupation des locaux.
Plusieurs repères sont présentés :
- le seuil réglementaire du benzène : 10 µg/m³ ;
- la valeur d’investigation du formaldéhyde : 30 µg/m³, avec information du préfet à 100 µg/m³ ;
- le seuil d’intervention pour le CO₂ : 1 500 ppm (parties par million), indiquant un renouvellement d’air insuffisant.
Du diagnostic au plan d’action
Au-delà des mesures, le dispositif impose l’élaboration d’un plan d’action. Celui-ci centralise les résultats des évaluations et des campagnes de mesures, et formalise les actions à engager : objectifs, responsables, calendrier.
Le webinaire insiste sur cette logique d’amélioration continue : il ne s’agit pas seulement de mesurer, mais d’exploiter les données pour améliorer durablement la qualité de l’air intérieur.
Destiné aux collectivités territoriales gestionnaires d’ERP, ce webinaire constitue donc un outil précieux pour comprendre les obligations et structurer une démarche cohérente de gestion de la qualité de l’air dans les bâtiments accueillant des publics sensibles.