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Analyse sociologique des comportements liés au brûlage

En France, même si c’est interdit, 830 000 tonnes de déchets verts sont brûlées chaque année. Au-delà de la réglementation, le brûlage des déchets verts est une source de pollution et une perte de ressources valorisables. Les collectivités ont un rôle à jouer pour inciter les ménages à valoriser plutôt que brûler. L’étude « Analyse sociologique des comportements liés au brûlage » de l’ADEME apporte un éclairage sur ces pratiques afin de mieux comprendre les motivations des ménages et d’orienter des actions de prévention adaptées.

Biodéchets

Document d'expertise

  • Entreprise, Collectivité

131 page(s)

Mis à jour le : 28/03/2023

Source : ADEME

Mieux comprendre pour choisir des solutions adaptées

Le brûlage des déchets verts, une pratique encore trop répandue

Herbe tondue, feuilles mortes, petites et grosses branches... Les déchets verts de nos jardins ont plus d’une utilité pour l’environnement. Sous forme de compost, ils permettent d’enrichir les sols et de nourrir les plantes. En paillage, ils apportent une protection au sol. Ce sont aussi des abris précieux pour la biodiversité et des sources d’alimentation pour le petit élevage. Ces usages variés montrent que les déchets verts constituent une ressource locale à valoriser.

En France, l’entretien du jardin génère en moyenne 160 kg de déchets verts par personne. Ces déchets font partie de la catégorie des biodéchets, aussi appelés déchets organiques, qui peuvent être valorisés. Beaucoup d’entre eux sont encore brûlés par les habitants. Et ce, même si la réglementation française interdit le brûlage à l’air libre, cadre renforcé par la loi du 10 février 2020. Cette persistance du brûlage traduit des habitudes ancrées et une méconnaissance des impacts.

La valorisation des déchets verts est pourtant un levier important pour réduire les volumes des déchets traités et pour améliorer la qualité de l’air, en diminuant les émissions polluantes. Il s’agit donc d’une problématique qui se situe à la croisée de plusieurs enjeux : politiques, techniques, financiers ou encore d’aménagement du territoire. Comprendre ces enjeux permet d’accompagner les collectivités dans la mise en place de solutions adaptées aux réalités locales.

Identifier les freins au changement de pratiques

Parmi ses enseignements, l’étude de l’ADEME montre que 15 % des particuliers interrogés possédant un jardin ont déclaré brûler au moins un type de déchets verts. Outre l’aspect pratique cité comme principale raison, le manque ou la méconnaissance de solutions alternatives de proximité sont aussi invoqués. Et, de manière générale, les ménages semblent être peu sensibilisés à l’impact environnemental et sanitaire lié à ces pratiques.

C’est là que les collectivités peuvent être des moteurs pour faire évoluer les comportements, en mobilisant plusieurs leviers :

L’étude de l’ADEME revient sur ces pistes d’action et permet d’identifier les bons leviers à activer, selon les pratiques locales et les ressources disponibles.