L’essentiel sur les déchets verts
Que désignent les « déchets verts » ?
Quand on parle de déchets verts, on pense généralement à l’herbe que l’on tond. En réalité, cette expression regroupe tout ce que le jardin produit au fil des saisons : feuilles mortes, tailles de haies, petites branches, fleurs fanées, mauvaises herbes, résidus du potager… Ce sont donc des matières végétales issues du vivant, riches en carbone et en nutriments.
Les déchets verts font partie d’une catégorie plus large : les biodéchets, ou déchets organiques, qui englobent aussi les déchets alimentaires (épluchures, marc de café, coquille d’œuf…). Ce sont des déchets biodégradables, c’est-à-dire des matières capables de se décomposer naturellement. Et c’est précisément pour cette raison qu’ils peuvent se révéler très utiles pour nos jardins.
Pourquoi sont-ils des ressources pour la nature ?
Chaque année, 830 000 tonnes de déchets verts sont encore brûlés malgré l’interdiction de brûlage à l’air libre promulguée par la loi AGEC de 2020. Ces tonnes de résidus végétaux partis en fumée contribuent à la pollution de l’air. Et ce sont autant de ressources précieuses pour la nature gâchées inutilement.
Bien valorisés, les déchets verts contribuent à la bonne santé des sols et à la biodiversité :
- Broyés et étalés en paillage, ils protègent la terre du soleil, limitent l’évaporation de l’eau et freinent la pousse des herbes indésirables.
- Transformés en compost, ils enrichissent le sol en matière organique et renforcent sa fertilité.
- En tas de branches ou en haie sèche, ils offrent refuge à une multitude d’insectes, d’oiseaux et de petits mammifères.
Les déchets verts utilisés pour protéger et nourrir les sols participent ainsi à la régulation de l’humidité, à la protection contre l’érosion, à la résilience face aux sécheresses et à l’accueil de la biodiversité.