Étudier les effets du numérique sur la planète, aujourd’hui et demain
Le numérique est omniprésent, et sa croissance constante et rapide défie les enjeux de transition écologique et le principe de sobriété. En 2020, le secteur du numérique représentait 17,2 millions de tonnes d’équivalent CO₂ en France, soit 2,5 % des émissions de gaz à effet de serre. La précédente édition de l’étude ADEME–Arcep montrait que ces émissions émanaient essentiellement de la fabrication des équipements des utilisateurs. Elle soulignait également la nécessité de surveiller ce secteur, puisqu’il prévoit une multiplication par trois des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 dans le scénario tendanciel.
Un périmètre revu pour une vision plus réaliste
En 2020, le périmètre de cette évaluation se concentrait toutefois sur les infrastructures et les terminaux situés en France. Pourtant, environ 53 % des usages sur le territoire sont hébergés à l’étranger. De plus, de nouvelles habitudes, notamment en lien avec l’intelligence artificielle générative ou avec les algorithmes de recommandation, rendent indispensable la prise en compte de ces data centers basés à l’étranger.
La mise à jour de cette étude intègre aussi l’impact de la répartition des téléviseurs (écrans OLED de plus grande taille) ainsi que de l’empreinte de la fourniture d’accès à internet en France.
Une importance croissance de la sobriété
Le rapport final de janvier 2025, intitulé « Évaluation de l’impact environnemental du numérique en France », conclut toujours que la part la plus importante des émissions carbones est liée à la fabrication, à la distribution et à la fin de vie des équipements et infrastructures numériques. Toutefois, leur importance relative diminue en faveur des usages. L’importance de la sobriété c’est-à-dire de « la remise en question de la nécessité de ces usages » doit être renforcée.