Pourquoi viser le ZAN ?
Du constat à l’action
Et si chaque sol artificialisé était compensé par un sol renaturé ? C’est le principe du Zéro Artificialisation Nette (ZAN). Inscrit dans la loi Climat et Résilience, il engage la France à ne plus artificialiser davantage d’espaces qu’elle n’en renature d’ici 2050, avec un premier jalon : diviser par 2 la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers d’ici 2031.
Un défi d’ampleur, alors que 20 000 hectares sont encore consommés chaque année et que l’artificialisation a progressé de 72 % depuis 1982. Préserver des sols vivants – essentiels pour l’eau, le carbone, la biodiversité et notre alimentation, est aujourd’hui vital pour la résilience des territoires.
La sobriété foncière, clé d’un aménagement durable
L’avis de l’ADEME rappelle la définition de la sobriété foncière : il ne s’agit pas d’interdire de construire, mais de mieux utiliser l’existant avant d’artificialiser de nouveaux sols. Cette approche, complémentaire à la définition de l’artificialisation nette des sols, repose sur quatre leviers :
- réhabiliter les friches : près de 170 000 hectares disponibles,
- lutter contre la vacance de 3 millions de logements et la sous-occupation de 9 millions d’autres,
- densifier avec qualité, en renforçant la proximité entre habitat, services, emplois et nature,
- planifier localement la trajectoire du ZAN à travers les documents d’urbanisme.
Cette stratégie de sobriété foncière permet de préserver les ressources, réduire les coûts liés aux infrastructures et soutenir la vitalité des territoires.
Ce que montrent les scénarios Transition(s) 2050
Les travaux prospectifs de l’ADEME montrent qu’il est possible de diviser par 10 le rythme d’artificialisation tout en maintenant une dynamique économique. Avec 22 territoires pilotes engagés dans l’expérimentation Objectif ZAN, l’ADEME fournit un cadre clair pour traduire la sobriété foncière en actions concrètes au service de territoires sobres, attractifs et résilients.