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Sobriété foncière

Comment consommer moins d'espace, autrement, et sur le long terme ? C'est là l'enjeu de la sobriété foncière qui invite à limiter l'artificialisation, à mieux utiliser l'existant et à redonner une place au vivant, au service de la qualité de vie et de la biodiversité. Grâce aux ressources proposées par l'ADEME, découvrez les leviers pour traduire la sobriété foncière dans les choix d'aménagement et accompagner la transition des territoires.

Présentation de la vidéo

Chaque année en France, près de 20 000 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers disparaissent sous l’effet de l’artificialisation des sols, soit l’équivalent de deux fois la superficie de Paris intra-muros. Dans la vidéo « Sobriété foncière : l'avenir des sols en jeu ! 3 minutes Top chrono pour la transition ! », David Canal, coordonnateur Innovation Urbaine à l’ADEME, revient en 3 minutes sur les impacts de l’étalement urbain et présente les leviers pour mieux utiliser le foncier déjà artificialisé. Inscrit dans la loi Climat et Résilience en 2021, l’objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN) vise à réduire l’artificialisation des sols tout en favorisant la renaturation : des sols artificialisés des fonctions naturelles une utilisation plus sobre du foncier déjà urbanisé.

  • Lire la transcription textuelle

    David Canal, coordonnateur Innovation Urbaine à l’ADEME.

    Saviez-vous que chaque année, en France, c'est l'équivalent de deux fois la superficie de la ville de Paris intra-muros qui est consommée par l'urbanisation ?

    C'est environ 20 000 hectares d'espaces naturels, agricoles et forestiers qui s'effacent à cause de l'artificialisation, principalement sous l'effet de l'étalement urbain.

    Les conséquences sont majeures pour l'environnement et pour la société : une perte de biodiversité, la disparition de sols agricoles et fertiles, un risque accru d'inondations.

    Sans oublier les conséquences indirectes : la pollution générée par l'allongement des trajets domicile-travail ou la dévitalisation des centres-villes, par exemple.

    Un sol artificialisé perd également une grande partie de ses fonctions écologiques essentielles, comme l'infiltration de l'eau, la fertilité ou sa capacité de stockage carbone.

    Face à ces enjeux, que se passe-t-il sur nos territoires ?

    Ils subissent des pressions foncières et démographiques très contrastées liées à l'économie, au tourisme, aux contextes sociaux et à la demande locale en logements.

    Or, pour beaucoup de territoires, la consommation de foncier n'est pas en lien avec une croissance démographique ou un besoin de foncier économique. Elle révèle plutôt une dynamique d'urbanisation peu efficiente.

    Et ce n'est pas tout.

    La crise climatique et écologique s'intensifie, rendant la limitation de l'artificialisation plus cruciale que jamais, notamment pour le stockage du carbone et la régulation du cycle de l'eau.

    Le constat est clair : il est urgent de changer de modèle d'aménagement et placer la sobriété foncière au cœur des politiques publiques pour un développement territorial plus équilibré et qui préserve nos sols.

    Alors, comment agir concrètement  ?

    La réponse se trouve dans l'objectif de zéro artificialisation nette inscrit en 2021 dans la loi Climat et résilience, qui passe par la limitation de l'artificialisation des sols et la renaturation.

    Les collectivités disposent de leviers puissants, à la fois réglementaires et opérationnels, pour repenser la planification et les projets urbains.

    D'un côté, il s'agit de mieux utiliser le foncier déjà artificialisé : réhabiliter les friches industrielles et commerciales, occuper les bâtiments vacants ou sous-occupés, combler les dents creuses, intensifier et mutualiser les espaces ou encore surélever les constructions. De l'autre, renforcer la nature en ville par la désimperméabilisation et la végétalisation.

    Le défi consiste donc à combiner ces leviers en les adaptant aux contextes locaux pour déployer des solutions efficaces et pérennes dans un climat qui change.

    La sobriété foncière n'est donc pas un frein au développement territorial, bien au contraire.

    Cette stratégie est une véritable source de nombreux co-bénéfices.

    Elle renforce la souveraineté alimentaire.

    Elle préserve les espaces naturels, limite les risques d'inondation et améliore la qualité de vie.

    Elle répond aux besoins de développement en rapprochant les logements, services et emplois, tout en favorisant les mobilités actives.

    Elle revitalise les centres-bourgs, diminue les coûts d'infrastructure pour les collectivités et réduit les dépenses énergétiques et financières des ménages.

    En résumé, c'est bénéfique pour les habitants, les territoires et le climat.

    Pour aller plus loin, découvrez nos modules de formation sur ADEME Académie, explorez nos guides techniques dans la librairie de l'ADEME et inspirez-vous des retours d'expérience et d'autres ressources sur experimentationsurbaines.ademe.fr.

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