Maud Bayard, référente vélo au service Transports et Mobilité de l’ADEME.
Savez-vous ce qu'on entend par « mobilités actives » ? Ce sont les modes de déplacement qui utilisent l'énergie humaine et non l'énergie motorisée, comme la marche, le vélo, la trottinette ou encore le skate ou le roller. Bref, des moyens de se déplacer autrement, bons pour la santé, accessibles à tous et qui sont décarbonés.
Pourquoi c'est important ? Parce que ces modes de déplacement ont plein d'avantages. Ils aident à lutter contre la pollution, la congestion routière et le bruit, par exemple.
Et en plus, ils nous font bouger, donc c'est bon pour notre santé.
Ils rendent aussi les villes et les villages plus agréables à vivre. Et ça, c'est un vrai plus pour avoir un cadre de vie plus apaisé.
En 2024, plus d'un tiers des Français prennent leur vélo au moins une fois par mois. En ville, ils sont plus de 30 % à se déplacer en vélo régulièrement.
En zone rurale, la marche représente environ 13 % des déplacements. Mais pour l'agglomération parisienne, c'est près de 40 %. C'est davantage élevé pour Paris intra-muros.
La marche permet d'éviter 1,2 million de tonnes de CO2.
30 minutes de marche par jour diminuent le risque d'infarctus de près de 20 %.
À l'ADEME, on agit pour développer ces mobilités et les rendre accessibles.
Nous soutenons des collectivités dans leur politique en faveur des mobilités actives, en accompagnant les projets de planification, d'animation pour rendre la pratique du vélo et de la marche plus facile, plus sûre et plus articulée avec les autres modes de déplacement comme les transports en commun.
L'ADEME encourage les trajets scolaires à pied ou à vélo en organisant des challenges annuels et en soutenant des dispositifs dédiés aux mobilités des enfants.
Et enfin, on finance des solutions innovantes pour que ces mobilités soient accessibles à toutes et tous.
Les mobilités actives concernent et peuvent bénéficier à tous les types de territoire.
Par exemple, en milieu rural, un village peut sécuriser ses axes piétons et renforcer l'attractivité cyclable du territoire via des plans vélo ou des schémas directeurs cyclables.
En milieu urbain, une métropole peut, quant à elle, investir dans un REV, un réseau express vélo, ou un plan vélo.
Un REV, c'est un réseau cyclable structurant d'un territoire offrant sécurité, continuité et confort aux cyclistes pour leurs déplacements du quotidien.
Chaque territoire peut agir à son échelle, selon ses besoins et en fonction de ses problématiques.
Les résultats sont visibles. En effet, on constate moins de voitures, moins de bruit, plus de liberté dans nos déplacements.
L'augmentation des mobilités rend les villes plus vivables et plus respirables tout en faisant de l'exercice physique sans s'en rendre compte.
Les mobilités actives ne sont donc pas juste une alternative. C'est une solution d'avenir.
Et à l'ADEME, on les soutient activement.
Je vous invite à consulter le parcours Mobilités actives sur ADEME Académie si vous voulez en savoir plus.